Baby Blues

 

À savoir qu’on ne naît pas parents,

Sauf preuve du contraire, on a toutes eu les premiers jours de la naissance de notre enfant, la tête pleine de questions, de doutes. Je parle plus précisément du retour à la maison , c’est là que l’on prend vraiment conscience que oui, nous ne seront plus deux mais trois, quatre, cinq… je m’en rappelle, tout etait a sa place , la déco et le mobilier de la chambre prévu et ajusté dans les moindres détails jusqu’au dernier jour avant l’arrivée de mon bébé. Tout avait été organisé sauf ce que je ressentirai.

« A chaque enfant qui naît, un monde pour sa mère recommence » 

C’était fatiguant et débordant, les premiers mois étaient comme un test, tu sais un peu comme si t’avais quelqu’un derrière toi et qui te disait «  et ça tiens, on va voir si tu peux y arriver ..! » je n’ai eu que trois mois pour connaître mon bébé et m’habituer à son rythme de vie , mon nouveau rythme, avant la reprise du boulot, disons donc plutôt 2 mois et demi … j’étais seule et à bout par moment, pas par la faute de ma fille mais je voulais tellement être cette mère parfaite que je me m’oubliais moi même, je me mettais la pression en plus de tout le reste , les crises d’angoisse chaque fois qu’elle pleuré, à savoir si elle n’avait pas faim, chaud, fatiguée, froid… Je chercher toujours à ce qu’elle ne pleure le moins possible quitte à ce que mes reins se plient à force de la tenir dans les bras, je voulais qu’elle ne manque de rien, et je stressais à mort, rien que le fait d’imaginer que je ne puisse pas être à « la hauteur », bien faite pour retranscrire mes colères et ma détresse près de mon pauvre homme qui ne demandait qu’une fois rentré à prendre sa douche et poser ses pieds sous la table! Je plaisante biensure , j’ai eu la chance qu’il soit là, dieu merci !

Mais dans ces cas là, la plus fine des contrariétés peu devenir un torrent de massacres, une charge mentale un peu trop abusive,et oui , il faut continuer à se charger du bouchon du dentifrice, de remettre la cuvette des wc, la vaisselle, le linge en boule à coté de cette p**** de panière à la c**. Et la bouffe, le ménage et …. moi ? Ah j’ai oublier de vous dire que durant ces deux mois et demi, avec l’ananas capillaire dressé sur ma tête, les T-shirt de mon homme et le legging qui a un petit trou c’était pas très glam’ tous ça! Non non, je me suis tellement laisser envahir pas toutes ces charges et cette fatigue mental que j’ai zappé de regarder mon reflet 5 minutes dans le miroir, jusqu’a que tu passes devant et là tu fais « oh merde ! C’est qui ça? » on dit que l’on est au sommet de notre forme entre 20 et 30 ans, un pic majoritaire qui ferai que à ce moment là nous sommes capable de tout. Et là devant mon miroir je me suis dis « c’est ça mon maximum?! ». C’était ça cette fameuse déprime passagère appelé «baby-blues »….

À partir de là, un seul mot d’ordre (ou deux) «LÂCHER PRISE ». Remettre les taches au lendemain (defois), prendre café avec une copine ou un proche sans tout lui dévoilé, mais un peu. (Après vous avez le droit de faire commme si tout aller bien, je veux dire vous avez voulu cette vie donc c’est normal de ne pas se morfondre sur ce qu’on a tant désiré avoir et qu’on a obtenu.) Arrêtez tout! Biensure qu’il faut en parler et que vous devez solliciter votre famille , vos amies proches , une nounou, je ne dis pas d’abandonner votre enfant, parce que c’est vrai qu’en tant que mère on culpabilise d’être loin de son bébé mais parfois une ou deux heures, le temps d’un café, d’un shamp+brush=25€ , d’une discution, d’une séance chez l’esthéticienne, ou juste une heure ou deux pour ne rien faire du tout. Et j’ai compris après qu’Extérioriser ce j’avais sur le coeur, me couper de ma routine ne fera pas de moi une mauvaise mère.

À partir du moment que je me suis retrouvée, j’ai enfin obtenu un équilibre dans mon quotidien, pour que les jours ne puissent pas se ressembler, pour que je ne puisse pas retomber dans ce cercle vicieux qu’était cette routine si oppressante. Bien évidemment ça n’arrive pas à tout le monde ou du moins de la façon, mais cette période m’a finalement aider à savoir qui je serai. Ma fille a fait ses nuits, car il faut le dire ceux sont de vrais éponges émotionnelles, j’ai repris mon travail, ma vie de femme, ma merveilleuse vie de maman et c’est grâce à se lâcher prise, se dire à un moment donner « stop », de toute façon, j’ai bien compris que quoi que l’on fasse, les gens et même nous-mêmes , on aura toujours quelques choses à vous reprocher, être une bonne mère est autant dans la qualité d’être une femme que de ce que vous faite pour votre enfant.

« L’exemple d’une mère, en qui la vertu brille, est la grande leçon dont profite son enfant »

La pression? Chaque jours vous l’aurai, pour ses premiers pas, ses premières vacances et son premier jour d’école et je ne connais pas encore le reste. Mais tanpis, Kacy n’a jamais manqué de rien autant émotionnellement que matériellement, et le fait qu’elle soit heureuse et comblé me rempli d’amour, je sais que tant que son sourire restera je serai une bonne mère. C’est elle qui me le rappelle à sa façon et qui me le rend si bien chaque jours avec ces gros câlins et des bisous mouillés de tendresse (de bave et de chocolat en vrai mais c’était plus sympa de mettre une jolie métaphore 😉).

Laisser un commentaire